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Bitcoin grimpe de 9 % en juillet, mais 2026 pourrait rappeler 2018 avec une possible chute à l’horizon

Le marché des actifs numériques offre parfois des rebonds spectaculaires qui donnent l’illusion d’un retour durable de la tendance haussière. Le fait que le Bitcoin grimpe de 9 % en juillet illustre parfaitement ce phénomène : après des mois de volatilité et de doutes, cette progression redonne de l’oxygène aux investisseurs. Pourtant, derrière cette embellie apparente, plusieurs signaux techniques et macroéconomiques rappellent que la trajectoire pourrait rester fragile, avec une éventuelle chute en ligne de mire. Les parallèles tracés par certains analystes entre la situation actuelle et le cycle de 2018 mettent en avant un risque de baisse marquée à l’horizon des prochains mois, malgré le statut désormais incontournable de cette cryptomonnaie.

Le scénario qui se dessine repose sur une combinaison de facteurs : structure graphique du Bitcoin coincé entre deux bornes clés, saisonnalité défavorable après le mois de juillet, et dépendance accrue aux indices actions comme le S&P 500. Les analyses publiées sur des médias spécialisés tels que Benzinga ou encore Yahoo Finance convergent vers une même idée : la hausse actuelle ressemble davantage à un rebond technique qu’à un nouveau bull market incontestable. Pour un investisseur particulier, un gestionnaire de patrimoine ou un simple curieux, l’enjeu est de comprendre ce que ce type de configuration a produit dans le passé, comment lire les signaux on-chain et macroéconomiques, et quelles stratégies mettre en place pour ne pas se laisser surprendre par un retournement brutal.

Bitcoin grimpe de 9 % en juillet : un rebond technique sous surveillance

Le mouvement récent qui a vu le Bitcoin grimpe de 9 % en juillet s’inscrit dans un contexte de marché encore marqué par l’incertitude. Après un creux observé en début d’année et un nouveau test de ce niveau fin juin, le prix a entamé un rallye estival qui rappelle certains épisodes historiques. Les opérateurs expérimentés évoquent un “rallye de soulagement”, typique des phases avancées de marché baissier, où les vendeurs prennent leurs bénéfices et la pression vendeuse se relâche temporairement.

Cette progression de près de 9 % ne doit pourtant pas être interprétée isolément. Elle intervient alors que la volatilité globale reste plus contenue que lors des cycles précédents, avec un écart de prix d’environ 20 % entre le creux de fin juin et les sommets de juillet, contre près de 40 % lors du rebond comparable de 2018. Autrement dit, le marché semble suivre un schéma semblable, mais de façon plus graduelle, comme une version ralentie de ce qui a déjà été observé dans le passé.

Les analyses de Benjamin Cowen et d’autres spécialistes mettent en lumière une configuration intéressante : le Bitcoin évoluerait actuellement dans un couloir délimité, en haut, par une bande de résistance de marché baissier, et en bas, par la moyenne mobile sur 200 semaines. Chaque approche de la zone haute se solde par un rejet, alors que chaque contact avec la moyenne mobile longue se traduit par un rebond. Ce “ping-pong” technique suggère un marché incertain, incapable de trancher entre reprise haussière franche et prolongation du bear market.

Pour des profils comme Léo, jeune investisseur passionné de tech qui a découvert la cryptomonnaie en 2020, cette phase est déroutante. D’un côté, les gains rapides de ce mois de juillet redonnent confiance. De l’autre, la mémoire du krach de 2018, souvent racontée sur les réseaux sociaux, reste très présente. Léo voit son portefeuille repasser dans le vert à court terme, mais il sait que les rebonds les plus violents peuvent parfois précéder les corrections les plus profondes.

Les traders aguerris, eux, examinent de près les données de volumes et les flux d’échanges. Plusieurs rapports signalent des sorties importantes de BTC des plateformes centralisées vers des portefeuilles froids. Ce mouvement est généralement interprété comme un signe de confiance à long terme, les détenteurs préférant stocker leurs pièces hors des bourses dans l’optique de ne pas les vendre immédiatement. Toutefois, cette lecture optimiste doit être tempérée par la baisse de l’intérêt ouvert sur les produits dérivés, ce qui peut indiquer une prudence accrue des spéculateurs.

Le tableau suivant résume quelques éléments clés qui caractérisent ce rebond de juillet comparé à des épisodes antérieurs :

Année Performance de juillet Variation août-septembre Contexte dominant
2014 Légère baisse Poursuite de la faiblesse Marché jeune, faible adoption institutionnelle
2018 Environ +40 % Effacement complet du rebond Fin de bulle, correction profonde
2022 Environ +20 % Repli marqué dès l’automne Choc macro, resserrement monétaire
2026 Environ +9 % Risque de baisse anticipé Phase tardive de bear market, incertitude macro

À ce stade, le rebond de juillet apparaît donc comme une respiration dans un environnement encore dominé par des forces contraires. La question n’est plus seulement de savoir jusqu’où le prix peut monter, mais combien de temps cette phase de répit peut durer avant qu’une nouvelle chute potentielle ne se dessine.

Pourquoi 2026 rappelle 2018 : un schéma cyclique qui intrigue

Les parallèles entre la situation actuelle et l’année 2018 ne tiennent pas seulement au fait que le Bitcoin grimpe après un creux. Ils concernent surtout la structure temporelle du cycle. Dans les deux cas, on observe un point bas marqué en février, suivi d’un nouveau test de ce creux fin juin, puis d’un rallye contraire à la tendance en juillet. Cette succession de phases donne le sentiment d’un marché qui tente désespérément de se stabiliser avant de choisir une direction claire.

En 2018, beaucoup avaient interprété la flambée de près de 40 % en milieu d’année comme le signal que le pire était passé. Quelques semaines plus tard, la réalité s’était imposée : la baisse avait repris de plus belle, aboutissant à un effondrement spectaculaire en fin d’année. Les détenteurs qui avaient confondu rebond technique et nouvel élan haussier avaient été pris au piège. Les comparaisons faites aujourd’hui cherchent précisément à éviter ce type d’erreur d’interprétation.

Plusieurs analyses, comme celles relayées par BeInCrypto, soulignent trois points communs majeurs entre ces deux périodes :

  • Un marché coincé entre résistance de bear market et support long terme, sans break clair dans un sens ou dans l’autre.
  • Un rallye de juillet visiblement déconnecté de la tendance macroéconomique globale, marquée par des taux élevés et un appétit pour le risque mesuré.
  • Une forte dépendance à la trajectoire des grands indices boursiers, en particulier le S&P 500.

La principale différence entre 2018 et aujourd’hui réside dans la volatilité plus modérée ainsi que dans le poids des acteurs institutionnels. À l’époque, les produits comme les ETF spot ou les solutions de garde institutionnelle restaient embryonnaires. Désormais, ces véhicules de placement amplifient ou lissent certains mouvements, en fonction des flux entrants et sortants.

Pour illustrer cela, une société fictive de gestion, “Altiora Gestion”, peut servir de fil rouge. En 2018, Altiora proposait à peine une exposition marginale au Bitcoin à ses clients les plus audacieux. Les décisions d’allocation restaient très discrétionnaires. Aujourd’hui, la même structure dispose de mandats d’investissement intégrant automatiquement une poche d’actifs numériques, avec des règles de rééquilibrage prédéfinies. Lorsque le Bitcoin grimpe fortement sur un mois comme juillet, ces mandats entraînent parfois des ventes mécaniques pour revenir à la pondération cible, limitant ainsi l’enthousiasme haussier.

Cette mécanisation des flux ne supprime pas le caractère cyclique du marché, mais elle le transforme. Les phases d’euphorie pure et de panique totale laissent progressivement place à des ajustements plus graduels, sans que cela élimine le risque de chute rapide en cas de choc macro ou réglementaire. Les similitudes avec 2018 doivent donc être lues à la lumière d’un environnement désormais plus structuré, mais toujours émotionnel.

Au fond, si 2026 rappelle autant 2018, c’est parce que le Bitcoin semble de nouveau pris entre deux récits contradictoires : celui d’un actif “réfuge numérique” promis à la rareté, et celui d’un actif spéculatif hyper-sensible aux conditions financières mondiales. Cette dualité alimente les allers-retours violents et rend les comparaisons historiques particulièrement utiles pour garder une forme de discipline.

La saisonnalité défavorable après juillet : un signal à ne pas négliger

Un autre élément renforce ce parallèle : la saisonnalité. Les données historiques montrent que, lors des années paires, un mois de juillet positif pour le Bitcoin s’est souvent suivi d’un duo août-septembre nettement plus difficile. En 2018, puis en 2022, la totalité des gains réalisés pendant ce rallye estival a été effacée dans les semaines suivantes. Même en 2014, où juillet n’avait pas été particulièrement flamboyant, la faiblesse s’était installée par la suite.

Benjamin Cowen insiste sur la “fenêtre” pendant laquelle le Bitcoin peut rester fort. Selon lui, cette période se referme généralement au bout de deux à quatre semaines après le début du rebond, moment où les acheteurs les plus impatients sont déjà positionnés, tandis que les vendeurs profitent des prix plus élevés pour alléger. Cette dynamique interne au marché permet de comprendre pourquoi une chute peut se matérialiser rapidement après une phase de soulagement.

La section suivante s’intéresse précisément au rôle de l’environnement macroéconomique, et notamment du S&P 500, dans le déclenchement potentiel d’une nouvelle jambe de baisse.

Le rôle clé du S&P 500 et du contexte macroéconomique

Pour comprendre pourquoi la situation actuelle du Bitcoin est si dépendante des prochains mois, il faut regarder au-delà des seuls graphiques de prix. Le facteur jugé déterminant par de nombreux analystes demeure le S&P 500, principal indice des grandes capitalisations américaines. Historiquement, les phases où cet indice marque un sommet avant de corriger de 10 à 20 % se répercutent violemment sur le marché des cryptomonnaies.

En 2018 comme en 2022, les sommets du S&P avaient été atteints en fin d’été ou au début de l’automne, avant une phase de repli qui avait coïncidé avec la capitulation du Bitcoin. La corrélation entre ces deux marchés n’est pas permanente, mais elle tend à se renforcer dans les périodes de stress financier, lorsque les investisseurs vendent sans distinction les actifs risqués pour se replier vers le cash ou les obligations d’État.

L’environnement actuel est marqué par une inflation persistante et des taux directeurs maintenus élevés par les banques centrales. Les minutes des réunions de politique monétaire récentes montrent clairement la volonté des autorités de lutter contre la hausse des prix, quitte à accepter un ralentissement de la croissance. Ce contexte complique le récit d’un Bitcoin “couverture contre l’inflation”, car dans la pratique, la hausse des taux de rendement sans risque rend moins attractif le fait de détenir un actif volatil sans flux de trésorerie.

Les tensions géopolitiques viennent ajouter une couche supplémentaire d’incertitude. Les épisodes de crispation sur les matières premières, les ruptures de chaînes logistiques ou les sanctions économiques renforcent l’aversion au risque. Dans ces moments-là, les marchés cherchent d’abord la sécurité. Un dossier détaillé comme celui proposé par Interactive Crypto rappelle à quel point le Bitcoin a été balloté par ces événements mondiaux.

Pour Altiora Gestion, l’anticipation d’une possible correction du S&P 500 au cours des prochains mois représente un signal majeur. Si l’indice boursier devait atteindre un sommet durant l’été avant de fléchir, l’équipe de stratégie s’attend à une amplification de ce mouvement sur le Bitcoin. La raison est simple : une partie non négligeable des investisseurs traite désormais le Bitcoin comme une valeur technologique à fort bêta, c’est-à-dire plus sensible aux variations des marchés actions que la moyenne.

Cette corrélation n’empêche pas certains analystes de rappeler le potentiel de décorrélation à long terme, notamment si des scénarios extrêmes se matérialisent (crise de confiance dans la monnaie fiduciaire, ruptures politiques majeures). Néanmoins, à l’horizon des prochains trimestres, le scénario dominant reste celui d’un actif risqué, intégré dans les mêmes arbitrages de portefeuille que les grandes valeurs tech.

Simulateur : impact d’une correction du S&P 500 sur le prix du Bitcoin

Explorez comment une chute du S&P 500 (10 %, 15 % ou 20 %) pourrait affecter le prix du Bitcoin selon différents niveaux de corrélation. Les résultats sont purement indicatifs et ne constituent pas un conseil financier.

Prix actuel estimé du Bitcoin
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Source : moyenne pondérée globale (API publique)
Variation S&P 500 simulée
-10 %
Choisissez le scénario dans le sélecteur ci-dessous
Corrélation Bitcoin / S&P 500
Faible (≈ 0,25)
Plus la corrélation est forte, plus Bitcoin réagit aux mouvements du S&P 500

Représente une baisse ponctuelle du S&P 500 par rapport à son niveau actuel.

2. Niveau de corrélation supposé

La corrélation mesure à quel point Bitcoin a tendance à évoluer dans le même sens que le S&P 500 (1 = parfaitement corrélé, 0 = aucun lien linéaire).

0 % (réaction purement liée au S&P) Volatilité ajoutée : ±10 %

Résultat de la simulation (intervalle de prix projeté)

Prix projeté minimum Prix projeté maximum
Min estimé
Max estimé
Variation moyenne attendue BTC

Impact théorique direct lié à la corrélation avec le S&P 500.

Fourchette d’incertitude

Amplitude de la volatilité propre de Bitcoin dans ce scénario.

Lecture rapide
Choisissez un scénario et lancez la simulation.
Avertissement : ce simulateur illustre une dynamique simplifiée de corrélation entre le S&P 500 et Bitcoin. Il ne prédit pas les prix futurs, ne prend pas en compte les chocs macroéconomiques, la liquidité, ni les spécificités des cycles de halving. À utiliser uniquement comme outil pédagogique.

L’intérêt d’un tel simulateur, pour un investisseur comme Léo ou pour une structure comme Altiora, est de sortir d’une vision purement émotionnelle. Plutôt que de subir chaque bougie rouge comme une surprise, il devient possible de tester différents scénarios : “Que se passe-t-il si le S&P 500 perd 15 % alors que la corrélation reste à 0,6 ?” ou encore “Quel serait le prix théorique du Bitcoin si la corrélation tombe à 0,2 dans un environnement de stress ?”.

Cet exercice ne donne pas de certitude, mais il aide à structurer une démarche basée sur des hypothèses explicites. À terme, ceux qui auront appris à articuler signaux techniques, données macroéconomiques et scénarios de corrélation seront mieux préparés si une nouvelle jambe de baisse se matérialise après cette embellie de juillet.

Signaux on-chain et indicateurs techniques : entre force apparente et fragilité cachée

Au-delà des corrélations avec les marchés traditionnels, le comportement du Bitcoin se lit aussi en observant les signaux on-chain et les indicateurs techniques. Ces outils offrent une vision de ce qui se passe “sous le capot”, en analysant les mouvements de pièces, les coûts de revient des détenteurs et les niveaux de prise de profit ou de perte latente.

Plusieurs rapports récents font état de trois signaux baissiers principaux : un rebond de prix non accompagné par un regain massif de nouveaux entrants, un intérêt ouvert sur les dérivés en repli, et une distribution discrète des pièces par certains détenteurs de long terme vers les marchés. Pris isolément, chacun de ces signaux pourrait sembler anodin ; combinés, ils suggèrent un marché plus fragile qu’il n’y paraît.

Les outils populaires comme la moyenne mobile sur 200 semaines, la bande supérieure de marché baissier ou encore le ratio MVRV (Market Value to Realized Value) montrent tous un Bitcoin situé à une zone charnière. Le prix est suffisamment remonté pour susciter la tentation de vendre chez ceux qui avaient acheté plus bas, mais pas assez pour déclencher une euphorie généralisée.

C’est dans cette zone médiane que les décisions deviennent les plus délicates. Pour un profil discipliné, s’inspirer de certaines pratiques issues du coaching sportif peut être utile : définir à l’avance des zones de prise de profit partielle, mettre en place des stops, et éviter de modifier constamment de stratégie sous l’effet des émotions. De la même manière qu’un sportif ne change pas de programme d’entraînement à chaque séance, un investisseur gagne à garder une ligne directrice claire malgré les fluctuations.

Les prévisions de prix pour les prochains mois, relayées par divers sites comme Coin Edition ou d’autres plateformes spécialisées, explorent des scénarios de retour vers les 64 000 dollars ou plus. Toutefois, ces niveaux ne seraient atteints que si le Bitcoin parvenait à sortir durablement de son couloir technique, en invalidant la bande de résistance actuelle. À défaut, une rechute vers des supports plus bas resterait le scénario privilégié par une partie des analystes.

Au cœur de ces lectures techniques, la leçon centrale est simple : un rebond de 9 % en juillet ne suffit pas, à lui seul, à effacer des mois de tendance négative. La solidité d’un mouvement se mesure à sa capacité à tenir dans le temps, à attirer des capitaux nouveaux et à s’appuyer sur un environnement macro favorable. Sans ces éléments, le risque que cette hausse n’ait été qu’une parenthèse reste bien réel.

Stratégies pour naviguer entre rebond et risque de chute

Face à cette configuration ambiguë, la question la plus concrète est la suivante : comment se positionner sans succomber ni à l’euphorie, ni à la peur ? Il ne s’agit pas de deviner l’avenir au centime près, mais de mettre en place un cadre d’action capable d’encaisser à la fois un prolongement du rebond et une éventuelle chute marquée.

Plusieurs principes simples peuvent servir de base :

  • Fractionner les décisions : plutôt que d’entrer ou sortir du marché en une seule fois, répartir les achats et ventes sur plusieurs points de prix.
  • Définir des niveaux émotionnels : identifier à l’avance les zones de prix qui déclenchent habituellement panique ou euphorie, afin d’y réagir de façon rationalisée.
  • Adapter l’horizon de temps : distinguer une poche d’investissement long terme, peu sensible aux fluctuations mensuelles, d’une poche tactique dédiée aux opportunités court terme.

Léo, par exemple, a choisi de consacrer une partie de son allocation à une stratégie dite “DCA” (achat programmé), en continuant d’acheter une petite quantité de Bitcoin chaque mois, quelle que soit la volatilité. Parallèlement, il conserve une poche de liquidités pour profiter de corrections importantes, tout en gardant un plan clair pour réduire son exposition si certains seuils techniques venaient à casser à la baisse.

Les structures professionnelles comme Altiora Gestion, elles, formaliseront ces arbitrages dans des mandats : réduction progressive de l’exposition si le S&P 500 corrige au-delà de 10 %, prise de bénéfices partiels après une hausse prolongée, renforcement sur les supports majeurs. Cette approche s’apparente à la préparation d’une saison sportive : on anticipe les périodes de fatigue, on planifie les pics de forme, on accepte que tout ne soit pas prévisible mais on refuse de laisser le hasard décider de tout.

Ce qui ressort de ce travail de préparation, c’est que la hausse actuelle n’est ni un signal de sortie définitive du tunnel, ni un simple bruit de marché à ignorer. Elle représente plutôt un test : celui de la capacité des investisseurs à rester lucides lorsque le Bitcoin s’offre un joli rebond, alors que les nuages macroéconomiques et techniques restent bien présents à l’horizon.

Pourquoi le Bitcoin a-t-il progressé de 9 % en juillet ?

Cette progression s’explique par une combinaison de facteurs : un rebond technique après un test de creux fin juin, un allègement temporaire de la pression vendeuse et un retour modéré de l’appétit pour le risque. Les acheteurs de court terme ont profité de prix jugés attractifs, tandis que certains indicateurs techniques, comme la moyenne mobile sur 200 semaines, ont servi de support psychologique.

Cette hausse signifie-t-elle que le bear market est terminé ?

Non, une hausse de 9 % sur un seul mois ne suffit pas à confirmer la fin d’un marché baissier. Le prix reste coincé entre une bande de résistance de bear market et une moyenne mobile longue. Sans cassure franche de ces zones et sans amélioration durable du contexte macroéconomique, le risque de nouvelle baisse demeure élevé.

En quoi 2026 ressemble-t-elle à 2018 pour le Bitcoin ?

Les deux périodes présentent une structure de cycle similaire : creux en février, nouveau test de ce creux fin juin puis rallye contraire à la tendance en juillet. En 2018, ce rebond avait été suivi d’une chute marquée plus tard dans l’année. La configuration technique actuelle rappelle ce schéma, même si la volatilité est un peu moins extrême.

Quel est le rôle du S&P 500 dans l’évolution du Bitcoin ?

Le S&P 500 sert de baromètre du risque pour les marchés mondiaux. Lorsque l’indice actions atteint un sommet puis corrige fortement, le Bitcoin est souvent entraîné dans le mouvement, traité comme un actif risqué supplémentaire. Une éventuelle correction de 10 à 20 % du S&P 500 pourrait ainsi déclencher ou amplifier une baisse du Bitcoin.

Comment un investisseur particulier peut-il se protéger d’une éventuelle chute ?

Il peut fractionner ses décisions d’achat et de vente, définir des niveaux de prix où il accepte de prendre des bénéfices ou de réduire son exposition, et distinguer clairement sa poche long terme de ses opérations court terme. L’utilisation d’achats programmés, de stops raisonnables et d’un plan écrit aide à limiter l’impact des émotions si le marché se retourne brutalement.

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